Notre contribution à la communauté de la sécurité de l'information et des systèmes d'information

CONIX Cybersécurité a obtenu le prix de la meilleure communication au congrès Lambda-Mu 21 pour son intervention, en collaboration avec la RATP, intitulée « Influence 2.0 : comprendre les opérations d’influence dans un monde hyperconnecté« .

Les lauréats sont cités sur le site de l’IMdR (Institut pour la Maîtrise des Risques).

Les travaux présentés lors de cette session du congrès visaient à proposer un ensemble de concepts permettant de modéliser et d’analyser les stratégies d’influence (une taxonomie des principes d’influence, une cartographie cognitive des audiences-cibles et un ensemble de modes d’action pour développer des scénarios selon un effet final recherché) et de prouver qu’elles restent applicables dans l’environnement hyperconnecté qui se développe aujourd’hui.

Le constat est le suivant : les phénomènes d’influence sont aussi vieux que l’humanité et ont toujours inspiré les stratégistes. Ils ont été largement étudiés et commentés, dans toutes les époques et par toutes les cultures, dont à titre d’exemple : les écrits de maître Sun (6ème siècle avant JC), le livre des ruses (14ème siècle), le concept interarmées sur l’influence de l’armée française (2012), etc. Néanmoins, la transformation numérique à laquelle nous assistons – et participons – entraîne des modifications majeures sur les modalités et les effets des actions d’influence qui, si elles ne sont pas nouvelles en soi, acquièrent une efficacité et une portée jusque-là inédites. Quand on étudie les conséquences de la transformation numérique sur les stratégies et tactiques d’influence, on peut en distinguer quatre particulièrement importantes :

  • la multiplication des canaux d’information entre acteurs de l’environnement social (pris au sens large), ce qui accroît non seulement les opportunités de lancer des actions d’influence mais aussi la propagation et quelquefois la dilatation de leurs effets ;
  • le caractère universel du support numérique qui facilite grandement la construction de vecteurs d’influence et, surtout, qui permet de les combiner à l’envi pour en décupler l’efficacité ;
  • les interactions complexes entre les acteurs humains et les acteurs synthétiques (cyber-persona) du cyberespace catalysent de nombreux biais cognitifs qui deviennent autant de vulnérabilités exploitables par des vecteurs d’influence ;
  • une réticulation de plus en plus poussée de l’environnement social en faisant émerger des groupes sociaux en interaction qui seront les acteurs essentiels des campagnes d’influence au service de stratégies indirectes.

La publication primée développant ces constatations est disponible à la consultation.

By | 2018-10-30T10:52:18+00:00 30/10/2018|Conférences|